Transat Jacques Vabre 2019

Le parcours vu par Arnaud Boissières

1. Les falaises d’Etretat

« Il faut environ 3 heures pour rejoindre les falaises d’Etretat. C’est une entrée en matière très intense car c’est de la régate au contact avec beaucoup de manœuvres. Sur une phase comme celle-ci, je suis content d’avoir quelqu’un comme Xavier à bord. Il est habitué à ce type de situation. »

2. La Manche

« La sortie de Manche demande une vigilance de tous les instants. Il y a les bateaux de pêche, les concurrents et même des algues. Il faut aussi compter avec les D. S. T.  qui peuvent nous obliger à prendre des options. L’année dernière, sur le Rhum, j’ai pris un casier de pêcheur qui m’a fait perdre beaucoup de temps. »

3. Le Golfe de Gascogne

« C’est rare de ne pas traverser le Golfe de Gascogne sans rencontrer une dépression ou un passage de front. Il n’y a que lors de ma première participation que je suis passé tranquillement. Le Golfe de Gascogne se termine avec le Cap Finisterre au large du Portugal. Ici, le plateau océanique remonte et peut lever des vagues impressionnantes. »

4. Les Canaries

« Pour descendre dans le sud, il faut passer aux Canaries. C’est un endroit stratégique car les îles sont hautes et on peut se faire déventer. On peut passer à l’intérieur ou à l’extérieur mais il ne faut pas passer trop près. »

5. L’équateur

« J’ai traversé 13 fois l’Équateur et je ne suis pas sûr de bien le comprendre. Le Pot au Noir a une position type mais parfois, des gars arrivent à passer à l’Est, c’est un peu des coups d’esbroufe. C’est un peu la loterie. »

6. Les Alizés

« C’est une zone où l’on bénéficie de vents portants, très réguliers. Il n’y a pas de grands coups stratégiques à jouer ici mais, si l’on est au contact, il peut se passer des choses. Il y a deux ans, j’ai dépassé Fabrice Amédéo car il a eu un problème de spi. »

7. L’arrivée

« L’atterrissage dans la baie peut être long. On est presque arrivés mais j’ai le souvenir d’y avoir déjà passé pas mal de temps. Il faut s’attendre à tout. »