Carnet de bord

Après le virement de bord tonique avant la nuit, nous voici en route directe vers la marque Gallimard, à moins de 400 milles.

Les quelques heures qui ont suivi le virement de bord ont été désagréables avec une mer croisée, des grains, de la pluie. Bref, la vie de marin !

Ma souris a rendu l’âme. Elle avait deux ans. Heureusement que j’avais sa petite sœur, bien rangée dans un sac. Elle en a eu marre de cette vie peut-être. Elle aurait pu avoir un destin complètement différent, au chaud, dans un bureau qui brille et entre des mains fines. Mais elle s’est retrouvée entre des mains pleines de corne et de sel avec un propriétaire qui la maltraite parfois, pensant que ça fera marcher l’ordinateur plus vite.

Quant au réseau téléphonique, on a beau avoir de la 8G, c’est toujours en dérangement dès que les vagues s’en mêlent un peu. La bonne nouvelle, c’est que le soleil est revenu. Ça fait du bien ! Je n’ai toujours pas déjeuné donc je vais me mettre à table. Au menu : poisson sauce hollandaise et cappucino.

On file taquiner le peloton car tout reste possible. Les vitesses sont de plus en plus instables dans le groupe de devant.

Je fais très attention à mon fier navire que j’aime tant. Il n’aura pas beaucoup le temps de se reposer avant le grand saut de novembre.

Alors qu’il est en route directe vers la dernière marque de parcours, la marque Gallimard, Arnaud envoie quelques nouvelles. La souris a rendu l’âme mais tout va bien à bord.

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By matthieu@sillages-communication.com / Administrator on Juil 13, 2020