Arnaud Boissières, 14ème de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne

C’est au cœur de la nuit vendéenne, sous un fin croissant de lune qu’Arnaud Boissières a franchi la ligne d’arrivée de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Il termine cette course de préparation du Vendée Globe avec le sentiment d’être allé au bout d’un défi. « Ca n’était pas gagné pour une petite équipe comme nous d’être au départ, c’était un sacré challenge » explique-t-il, alors que son monocoque embouque le mythique chenal des Sables. Cette Vendée Arctique Les Sables d’Olonne s’est en effet révélé un redoutable test à seulement 4 mois du départ du Vendée Globe. Il fallait non seulement être prêt mais aussi tenir son rang face à une flotte qui n’a jamais été aussi relevé. « C’était vraiment engagé comme parcours et intense à tous les niveaux. J’ai essayé plein de choses sur le bateau et je n’ai rien cassé, à part mon amure de foc que j’ai bricolé.  J’ai testé des configurations de voile différentes. C’était très intéressant. Ce n’était pas un parcours d’été ! » poursuit le skipper. Sur le plan sportif, il ne cache pas sa déception de ne pas avoir tenu le rythme imposé par le peloton mais cherche déjà les solutions. « Certains marchent mieux que moi et dans ces moments là, il faut que je donne plus qu’eux sur mon bateau si je veux les accrocher, parce que je vais moins vite. Mais je ne vis pas dans la déception, je vis dans l’espoir de faire mieux au Vendée Globe » conclut Arnaud. Le 8 novembre prochain, il prendra le départ de son 4ème Vendée Globe consécutif et cette Vendée Arctique Les Sables d’Olonne marque une étape cruciale dans sa préparation. 

Arnaud Boissières : « Je suis un peu déçu sportivement de ne pas avoir réussi à accrocher le paquet de devant, mais c’est bien parce que ça m’a permis de voir le travail à faire d’ici le départ du Vendée Globe. C’était vraiment engagé comme parcours et intense à tous les niveaux. J’ai essayé plein de choses sur le bateau et je n’ai rien cassé, à part mon amure de foc que j’ai bricolé.  J’ai testé des configurations de voile différentes. C’était très intéressant.
Ce n’était pas un parcours d’été ! Sans avoir des conditions extrêmes, on a quand même eu du vent, pas mal de près… une allure qui n’avantage pas mon bateau. Et ça m’a rappelé que naviguer en IMOCA, c’est humide ! 

Le principal enseignement : quand on a un paquet de bateaux devant, il ne faut pas le lâcher ! Certains marchent mieux que moi et dans ces moments là, il faut que je donne plus qu’eux sur mon bateau si je veux les accrocher, parce que je vais moins vite.
Mais je ne vis pas dans la déception, je vis dans l’espoir de faire mieux au Vendée Globe. 

Mon bateau, c’est un coffre-fort, il est costaud et je peux compter sur lui.
Mon programme dans les jours prochains : quelques journées de RP, mais pas de chantier. On sortira le bateau de l’eau au mois d’août pour vérifier la carène.

Pour nous, la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne était un défi. Nous ne sommes que trois dans l’équipe. Pour être en ordre de marche au départ de cette course, c’est un sacré challenge. Mais c’est bien aussi de se mettre dans le rouge. Et c’est réconfortant pour nous et les partenaires de voir que le bateau tient la route. »

Classement :
1. Jérémie Beyou (Charal), le 14 juil à 20h44 08’
2. Charlie Dalin (Apivia), le 14 juil à 21h34 12’
3. Thomas Ruyant (LinkedOut), le 14 juil à 21h54 12’

14. Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artisans Artipôle), le 16 juillet à 03h 35min 31 sec

Les chiffres de la course : 
Arrivée : 16/07/2020 03:35:31 FR
temps : 11j 12h 05min 31s
écart au premier : 1j 06h 51min 23s
écart au précédent : 12h 15min 57s
ortho : 2 807.30 nm / 10.17 nds
fond : 3 191.20 nm / 11.56 nds

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By matthieu@sillages-communication.com / Administrator on Juil 16, 2020